Qui est Evatika ?

Je suis tombée dans la marmite du conte il y a vingt quatre ans, lorsque j’ai créé, à la demande du maire, la bibliothèque municipale d’un petit village de l’Aveyron , dont j’ai été responsable durant 8 ans. J’ai suivi plusieurs formations sur le conte, puis j’ai commencé à conter dans la bibliothèque. Les amis se sont, ensuite, mis à me faire venir, puis les structures, et un jour cela a été plus qu’évident. J’ai alors sauté le pas, de la bénévole motivée à la professionnelle passionnée. « Amatrice » ? Je le suis toujours puisque j » aime ce métier.

Mes formations au conte avec des conteurs reconnus tels que Marine Deval, Élisa de Maury, Sylvie Delom, Jérôme Aubineau, Teresa Canet, Kamel Guénoun ou Michel Indenoch, sont à mon image, très éclectiques. Mon but ? Ouvrir en grand mes horizons pour rencontrer ma propre Parole. Les mots sont plus forts que moi, je ne pourrais  jamais m’en passer. Mes racines bretonnes le confirment, puisque, de loin en loin, dans ma famille, un conteur et écrivain s’est distingué. Mais … chuttttt, ne dévoilons pas tous mes secrets.

« Le conte est comme une noix, dont la signification est le cerneau. Il faut ébrécher la noix et l’ouvrir tout doucement, sans en casser le centre, afin de découvrir le « trésor caché ». C’est la richesse et la préciosité de cette sagesse qui me plaît.

Il paraît que lorsque je conte, un rythme très personnel en ressort : entre posée sereine et dynamique adolescente, entre douceur de la parole et vivacité des chants ou des rythmes. J’ aime laisser en l’air un mot, afin que le public le pose lui-même. C’est ce que j’aime dans les contes : cette interaction avec le public, sans lequel rien ne serait, et rien n’aurait lieu d’être.

J’ apprécie tout autant puiser dans le répertoire traditionnel, que créer, souvent à la suite de demandes qui me parlent, à une idée, une image.

Je me suis formée au Baratha Natyam (Danse traditionnelle de l’Inde) et au TaKe Tina – pour découvrir mon potentiel musical et rythmique – ainsi qu’au modelage – « Pour ressentir les matières, au plus profond, laisser les images se créer dans mon imagination, et retrouver ces sensations lorsque je conte » – et à la voix chantée, car aucune contée ne sort de moi, sans au moins une chanson.

 

 

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